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Étranges épices

Les précurseurs du Romantisme, épisode 7

Un affectueux clin d’œil à Henri-Pierre et à nos quatre mains.

Les mots en gras dans le texte matérialisent un lien hypertexte.


Jean-Baptiste REGNAULT (1754-1829),
L'éducation d'Achille par le centaure Chiron
, 1782.
Huile sur toile, Paris, Musée du Louvre.

Les sociétés de concert parisiennes du XVIIIe siècle font assurément partie des institutions auxquelles la musique peut dire merci. Sans le Concert Spirituel, créé en 1725, sans le Concert des amateurs, fondé en 1769, puis remplacé, en 1781, par le Concert de la Loge Olympique, Paris n'aurait sans doute pas découvert avec autant de facilité les nouveautés introduites dans l'art de la symphonie par l'École de Mannheim et l'émergence du style symphonique français aurait sans doute été ralenti. Car il ne fallait pas compter sur le progressisme d'une Académie royale de musique agrippée aux vieux modèles imposés par Lully pour changer quoi que ce soit au paysage musical hexagonal. Seuls les coups de boutoir d'un Gluck heureusement bien en cour parvinrent, à partir de 1774, à faire exploser la sclérose de cette docte et vieillissante assemblée.

La question de savoir si la France a connu les embrasements du préromantisme reste épineuse. Force est de constater que le goût du public parisien pour des mélodies faciles, des harmonies plaisantes, une virtuosité de bon ton, bref pour une musique dont le charme léger pouvait parfois flirter dangereusement avec la superficialité, a fait au style « galant » un lit particulièrement confortable, ce qui explique d'ailleurs en grande partie l'engouement des français pour le genre de la symphonie concertante. Dans un tel contexte, le chromatisme trouble, les dynamiques exacerbées, la prédilection pour les tonalités mineures propres au préromantisme tel qu'il s'était développé en terres d'Empire avaient peu de chance de trouver une place. Pourtant, écoutez ceci :
 

François Martin (1727-1757), violoncelliste virtuose, publia la Symphonie en sol mineur dont vous entendez le premier mouvement en 1751. Je comprends votre perplexité face à une musique que vous jugerez sans doute bien sage. Néanmoins, ne sentez vous pas, au-delà des réminiscences d'ouverture à la française, un soupçon d'inquiétude sourde se faire jour dans ce mouvement entrecoupé de quelques unissons sauvages ? Même entravé par un carcan formel encore perceptible, ce sol mineur n'en est pas moins fébrile, sensation encore accentuée par des contrastes dynamiques marqués. Les deux mouvements suivants ramèneront certes une atmosphère moins « bizarre », mais il n'en demeure pas moins que cette symphonie reste une sorte d'aberration splendide dans le paysage musical français de son époque.

Avant de nous engager plus avant, il me semble intéressant de souligner d'emblée que presque tous les compositeurs actifs à Paris dont nous allons maintenant parler et dont certaines œuvres présentent des traits clairement préromantiques sont, par leur naissance ou leur apprentissage, des étrangers.

C'est sous le nom de Gossec que François-Joseph Gossé (1734-1829), natif de Vergnies en Belgique, fit en France une longue et brillante carrière. Émule et admirateur de Gluck, très marqué également par les innovations de l'École de Mannheim que Johann Stamitz (Stamic, 1717-1757) fit connaître lors de son séjour parisien de 1754-1755, Gossec est sans doute le musicien qui contribua le plus, à la tête des différentes sociétés de concert dont il fit partie ou qu'il dirigea, à l'essor et à la formalisation du genre symphonique en France. À côté de nombre d'œuvres ressortissant au style « galant » si cher aux parisiens, quelques autres dénotent une certaine influence du préromantisme à la manière germanique, comme le premier mouvement de la Symphonie en ut mineur de l'opus 6 (c. 1761-62) que vous écoutez en lisant ces lignes, intéressant compromis entre les éléments fébriles que vous connaissez bien maintenant et une écriture à la manière de Mannheim ; le climat, certes assez emporté, reste cependant plus proche de la théâtralisation à la manière d'Anton Fils (Symphonie en sol mineur) que du sentiment d'étrangeté propre au Sturm und Drang que l'on trouve, à la même époque, chez Franz Ignaz Beck. Le style de Gossec évoluera ensuite vers une clarté toute classique, non exempte de frémissements sensibles dans les mouvements lents :

Les symphonies de l'opus XII sont publiées à Paris en 1769 ; la 5ème se distingue par ses particularités formelles (introduction lente notée « Lamentable ») mais aussi par les indications très précises quant à l'exécution du mouvement central que vous écoutez (voir en fin de billet), dont l'atmosphère toute de clair-obscur peut être définie comme objectivement préromantique en dépit de l'équilibre classique qui y préside, la fluidité mélodique ayant été préférée à une exacerbation marquée des contrastes. Lorsque l'on sait l'influence déterminante que la musique de Gossec a exercée tout au long de sa période créatrice, il n'est guère surprenant de constater que la symphonie française se soit longtemps soigneusement gardée, contrairement à ce qui se produisait dans le même temps en territoires germaniques, de toute forme de débordement expressif. Mais, tout de même :

Vous écoutez maintenant le mouvement introductif du Quatuor en fa mineur de Johann Schobert (c.1735/40 ?-1767), compositeur silésien installé à Paris au début des années 1760 auquel un billet a déjà été consacré ici (En éclaireur). Difficile, à l'audition d'une pareille pièce, de ne pas la rapprocher de ce que nous avons dit jusqu'ici des manifestations du préromantisme musical. Car tout y est, la tonalité mineure, les incessants changements d'éclairage, l'acuité presque suffocante du sentiment, la tension sous-jacente permanente quand bien même le mouvement est ici d'un tempo assez modéré. On pourrait croire qu'il s'agit là d'une œuvre à part dans la production de Schobert. Que nenni. Notre compositeur, qui, par parenthèse, a eu une influence importante sur le jeune Mozart, se plaît à semer tout au long de sa trop courte carrière nombre de pièces de genre, démontrant un goût prononcé pour les ambiances à la fois tendues et mélancoliques qui anticipe parfois clairement sur le goût du siècle à venir. Les lecteurs curieux pourront s'en convaincre en découvrant le mouvement lent d'un de ses concertos pour clavier dans le billet Bulle de vie. Schobert nous met également sur une piste intéressante. Le préromantisme en France n'aurait-il pas touché avant tout la musique de chambre ?

Ce soupçon est en partie confirmé par les œuvres symphoniques de Simon Le Duc (1742-1777), dont il a également déjà été question dans ces pages (Le Duc sort de l'ombre). Contradiction ? Pas tout à fait, lorsque l'on sait qu'une œuvre comme le Trio pour orchestre en sol mineur (1767) dont vous entendez le Finale peut se jouer avec des effectifs aussi bien larges que chambristes. Même si certains traits ont été adoucis pour être plus conformes au goût parisien, ce Trio semble indiquer une connaissance sinon des œuvres de CPE Bach, chez qui l'enchaînement attacca et modulant des mouvements, que l'on retrouve chez Le Duc, était néanmoins une pratique courante, du moins de celles de Franz Ignaz Beck dont il partage certains éléments de langage très empfindsamer, en dépit d'univers sensibles assez nettement différents. Curieusement, cette manière se rencontre essentiellement dans les Trios, les symphonies de Le Duc, à la notable exception de la 3e en mi bémol majeur, ayant plutôt recours au style brillant mais plus lisse de l'École de Mannheim. Voici de l'eau à notre moulin ; avançons de quelques années pour voir où son flux va nous conduire.

J'ai parlé ici, il y a quelques semaines, d'Henri-Joseph Rigel (1741-1799, voir le billet L'étoile Rigel) qui est, à mon sens, une des grandes figures musicales françaises du dernier quart du XVIIIe siècle et commence tout juste à sortir d'un incompréhensible oubli. D'origine et de formation allemande, mais actif en France dès 1767, il est sans doute un des, sinon le compositeur qui a le mieux perçu l'idiome préromantique et l'a intégré dans ses œuvres avec le plus de régularité et de bonheur. Les œuvres symphoniques de Rigel n'ont pas connu, à une exception près, les honneurs du disque, mais il a au moins composé, outre la Symphonie en ré mineur dont vous pouvez écouter l'Allegro initial en cliquant ici, une Symphonie en sol mineur qui sera donnée en concert cet automne par le Concerto Köln. Tournons-nous donc vers ses Quatuors dialogués, opus X publié à Paris vers 1773. Vous écoutez actuellement le premier mouvement du Quatuor n°5 en mi mineur, œuvre qui, en lieu et place du mouvement lent en majeur attendu dans une œuvre en mineur, a l'audace de se fendre d'un Adagio en si mineur. Ca n'a l'air de rien, mais en un lieu et à une époque qui, sauf exceptions, se sont surtout attachés à produire des musiques « galantes » en majeur, la démarche est pour le moins surprenante, d'autant que tous les éléments Sturm und Drang sont clairement énoncés dans une œuvre qui offre un premier mouvement fébrile débutant sur un unisson farouche (comme les deux autres quatuors en mineur de l'opus X) suivi d'un second baigné d'une mélancolie sur le fil de l'abattement. Visionnaire, Rigel ? Sans l'affirmer, suffisamment au fait des nouveautés d'outre-Rhin (les Quatuors opus 20 de Haydn ont paru en 1772) pour pouvoir se placer dans leur sillage, assez réceptif et talentueux pour parvenir à digérer ce langage ardu et produire des œuvres qui le parlent sans copier qui que ce soit.

Il était impossible de poursuivre ce tour d'horizon du préromantisme à la française sans parler de la figure de Joseph de Bologne, chevalier de Saint-George (1745-1799). Il a été dit et écrit beaucoup de choses sur le parcours étonnant de cet esclave mulâtre affranchi par son père en 1753, élève de Gossec et directeur du Concert des amateurs puis de la Loge Olympique. L'intérêt suscité par le personnage, éminemment sympathique et romanesque, a malheureusement pris le pas sur le musicien, sur lequel on s'est bien souvent contenté d'apposer une stupide étiquette de « Mozart noir » et dont les compositions sont assez peu et souvent fort mal interprétées. Pourquoi diable les interprètes se cantonnent-ils à ne livrer de sa production que les œuvres certes bien troussées, mélodiquement impeccables, mais pas forcément inoubliables qui en constituent la part la plus évidente ? Pourquoi toujours des symphonies en ut et sol majeur et des concertos pour violon en sol et ré majeur, quand personne ne touche au Concerto pour violon en fa dièse mineur qui dort dans quelque fonds d'archives ? S'il s'agit de prouver que Saint-George est proche de Mozart, c'est assurément réussi. Certains de ses concertos valent, en effet, largement ceux de Wolfgang, mais, chez l'un comme chez l'autre, il serait abusif de prétendre que l'on dépasse de loin le niveau des meilleures productions de l'époque. Certes, le Largo en sol mineur du Concerto pour violon en sol majeur, opus VIII n°9 de 1777, enregistré par Stéphanie-Marie Degand (violon) et Martin Gester à la tête du Parlement de Musique (1 CD Assai 222 662), tend à faire soupçonner qu'il existe chez Saint-George une veine d'une mélancolie prégnante qui pourrait même parfois verser dans l'expression de quelque déchirement intime. Les six minutes de ce beau mouvement, marqué par d'évidentes réminiscences gluckistes, constituent cependant une base assez faible pour affirmer quoi que ce soit. Autre œuvre atypique, le Quatuor en sol mineur opus 14 n°6 (publié en 1785), dont vous écoutez le premier mouvement en lisant ces lignes, est également marqué du sceau de la nostalgie. Dernière contribution de Saint-George au genre du quatuor à cordes, il est également la preuve, jusqu'à plus ample informé, de la pénétration d'une forme adoucie de préromantisme en France. Ici pas de drame en dépit de quelques unissons bien assénés et des ombres inquiètes qui traversent l'Allegro qui suit ; il s'agit plutôt d'un chant intime à la fois triste et doux, ponctué de quelques sursauts de révolte, d'une grande beauté lyrique, qui jamais ne se départit d'une souplesse et d'une élégance toute française.

Une fois n'est pas coutume dans cette série, nous terminerons notre tour d'horizon avec un compositeur...italien. Du moins de naissance, car si Giuseppe Maria Cambini est né à Livorno en 1746, c'est à Paris, où il arriva vers 1770, qu'il fit, appuyé par Gossec, toute sa carrière jusqu'à sa mort en 1825. On ne sait rien de sa formation, mais il semble acquis qu'il côtoya Luigi Boccherini (1743-1805) en 1767. Il s'illustra en particulier dans le genre très prisé de la symphonie concertante, en écrivant presque quatre-vingts de 1776 à 1796. Cependant, l'œuvre qui nous intéresse ici est sa Symphonie à grand orchestre en mi mineur, publiée à Paris entre la fin de 1785 et le début de 1786 dont j'ai choisi de vous faire entendre le premier mouvement.

Très loin de l'univers « galant » développé habituellement par Cambini dans ses symphonies concertantes, y compris celles en mineur dont le dramatisme se limite au clair-obscur plus qu'il ne tend vers la véhémence, cette œuvre est intéressante à double titre. D'une part, l'écriture y est plus dense et plus élaborée qu'à l'accoutumée, mais surtout elle montre à quel point les œuvres de Haydn étaient appréciées et étudiées à Paris dans les années 1780. Car cet Allegro spiritoso aux syncopes farouches et aux incessants changements d'éclairage vous fait bien penser à quelque chose ? Mais oui, au Menuet de la Symphonie en mi mineur, dite « Funèbre », Hob. I :44 de 1770-71, mêlé, bien entendu, à d'autres souvenirs d'œuvres du bon Papa. Copieur, Cambini ? Disons que pour écrire une symphonie d'atmosphère objectivement préromantique, il s'est tourné vers le compositeur le mieux à même de l'inspirer et a forgé une œuvre qui ne détonnerait pas dans le paysage musical germanique du début des années 1770, alors même que Haydn s'apprêtait à livrer au Concert de la Loge Olympique ses toutes récentes Symphonies parisiennes. Mettons néanmoins, pour finir, au crédit de Cambini que ses Quatuors en sol et fa mineur (1783 et 1785, figurant sur le même disque que le quatuor de Saint-George) sont d'une veine préromantique beaucoup plus personnelle. Tiens donc, encore de la musique de chambre ?

 

Au bout de notre long parcours parisien, la question de savoir s'il existe ou non un préromantisme à la française reste entière. Il semble assez évident, merci Gluck, merci Haydn, que des flammèches du brasier émotionnel d'outre-Rhin ont pu trouver quelque combustible du côté des Tuileries, mais il est tout aussi patent qu'à quelques notables exceptions, ce n'est pas dans le genre « public » de la symphonie que, pour des raisons qui tiennent largement au goût dominant du public, ces élans ont trouvé le moyen de s'exprimer avec le plus de force. Les traces en sont à chercher dans les œuvres vocales, où, à la suite de la déflagration provoquée par la version parisienne d'Orphée et Eurydice de Gluck (1774), les compositeurs se risquèrent à des hardiesses accrues (voir, à ce sujet, les hiérodrames de Rigel), mais surtout dans le domaine de la musique de chambre, dont l'auditoire plus confidentiel et souvent plus exigeant que celui des grandes institutions musicales permit aux compositeurs qui en avaient le talent de livrer des œuvres plus ambitieuses et émotionnellement plus denses, ouvrant la voie à des musiciens tels Hyacinthe Jadin (1776-1800) ou Étienne Méhul (1763-1817) qui purent exprimer une vision ouvertement préromantique de la musique dans une société dont les tumultes de la Révolution avaient expulsé toute forme d'esprit « galant ».
Quittons Paris sur ce constat en demi-teintes pour retourner en territoires germaniques. La « première génération » du Sturm und Drang s'est en majorité tournée vers des horizons plus apaisés, mais son empreinte ne s'est pas effacée pour autant. Place, donc, à quelques impétueux rejetons de ces turbulents pères.

A suivre.

Œuvres présentées dans ce billet :

1. François MARTIN (1727-1757),
Symphonie en sol mineur
, opus 4 n°2 :
1er mouvement : Allegro.

2. François-Joseph GOSSEC (1734-1829),
Sinfonia a più stromenti en ut mineur
, opus 6 n°3, RH. 24 :
1er mouvement : Allegro.

3. François-Joseph GOSSEC (1734-1829),
Symphonie en mi bémol majeur
, opus XII n°5 :
2e mouvement : Mouvement entre le largo et l'andante, expression de l'air pathétique chanté, et toujours à demi-jeu.

4. Johann SCHOBERT (c.1735/40 ?-1767),
Quatuor en fa mineur pour clavier, deux violons et violoncelle
, opus VII n°2 :
1er mouvement : Andante.

5. Simon LE DUC (1742-1777),
Trio pour orchestre en sol mineur
, opus 2 n°2 :
3e mouvement : Presto risoluto.

6. Henri-Joseph RIGEL (1741-1799),
Quatuor en mi mineur pour deux violons, alto et violoncelle
, opus X n°5 :
1er mouvement : Allegro.

7. Joseph de Bologne, chevalier de SAINT-GEORGE (1745-1799),
Quatuor en sol mineur pour deux violons, alto et violoncelle
, opus 14 n°6 :
1er mouvement : sans indication de tempo.

8. Giuseppe Maria CAMBINI (1746-1825),
Symphonie à grand orchestre en mi mineur
 :
1er mouvement : Allegro spiritoso.

Disques :

Extrait 1 : La prise de la Bastille, musique de la Révolution française. Concerto Köln. 1 CD Capriccio 10 280.

Extrait 2 : François-Joseph Gossec, Symphonies. Concerto Köln. 1 CD Capriccio 67 073.

Extrait 3 : François-Joseph Gossec, Symphonies (+ J. Stamitz, Concerto pour clarinette en si bémol majeur). Les Agrémens. Guy VAN WAAS, clarinette & direction. 1 CD Ricercar RIC 218.

Extrait 4 : Johann Schobert, Quatuors, trios, sonates. Luciano SGRIZZI, pianoforte, Chiara BANCHINI & Véronique MÉJEAN, violons, Philipp BOSBACH, violoncelle. 1 CD Harmonia Mundi HMA 1901294.

Extrait 5 : Simon Le Duc, Œuvres symphoniques complètes. La Stagione Frankfurt. Michael SCHNEIDER, direction. 1 CD CPO 777 219-2.

Extrait 6 : Henri-Joseph Rigel, Quatuors dialogués, œuvre X. Quatuor Franz Joseph. 1 CD ATMA Classique ACD2 2348.

Extrait 7 : Vachon, Saint-George, Cambini, Quatuors à cordes. Quatuor Les Adieux. 1 CD Valois V4761.

Extrait 8 : Giuseppe Maria Cambini, Sinfonie. Academia Montis Regalis. Luigi MANGIOCAVALLO, direction. 1 CD Opus 111 OPS 30-244.

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