Samedi 24 Novembre 2007
Les enfants de novembre
Par jardinbaroque, Samedi 24 Novembre 2007 à 10:27 GMT+2 dans Les pas perdus
« Tu sais
Ce n'est pas que tu sois parti
Qui m'importe
D'ailleurs tu n'es jamais parti
Tu sais
Ce n'est pas que tu ne chantes plus
Qui m'importe
D'ailleurs pour moi tu chantes encore »Barbara (1930-1997), Gauguin, 1990.

Jan van EYCK (c.1390/95-1441),
Portrait de Giovanni Arnolfini et de sa femme (détail), 1434.
Huile sur panneau de chêne,
Londres, National Gallery.
Je ne suis pas très doué pour les hommages. Je ne voulais pas, cependant, laisser filer le dixième anniversaire de la mort de Barbara sans saluer la mémoire de celle qui fut une compagne quasi quotidienne de mes jours d'adolescent et de jeune adulte. Elle fait partie des artistes qui m'ont appris qu'il n'y avait pas de sourire sans une ombre de tristesse, ni de mélancolie qu'on ne pouvait tenter de faire danser un peu. Depuis, bien sûr, d'autres courants m'ont entraîné vers des rivages différents, mais je n'ai pas oublié.
J'invite ceux qui désireraient entendre
la voix de cette grande artiste à se reporter au beau billet que Venezia a
publié sur son blog. J'ai choisi, pour ma part, une révérence en jeu de miroir,
comme celui que met en scène Jan van Eyck derrière les époux Arnolfini.
Entre un tableau de Tamara de
Lempicka et une chanson de William Sheller, qui rendait hommage, en 1981, donc de son vivant, à la longue dame brune,
dans ce titre composé « à la manière de », comme, depuis la fin du
Moyen-Âge, un compositeur en salue un autre en mettant, le temps d'une œuvre,
ses pas dans ceux de celui en qui il reconnaît un maître, j'espère que le sourire
de la Louve
parviendra à se dessiner un peu.
Extrait de :
Tu devrais chanter. 2 CD Mercury France 538557-2.
Tamara de LEMPICKA (1898-1980),
Saint Moritz (détail), 1929.
Huile sur panneau de bois,
Orléans, Musée des Beaux Arts.




