Mardi 3 Avril 2007
Les premières feuilles
Par jardinbaroque, Mardi 3 Avril 2007 à 22:17 GMT+2 dans Correspondances
En modeste contrepoint à une très belle galerie de tableaux concernant le mythe d'Apollon et Daphné publiée sur le remarquable blog Les Ménines, je dédie, en témoignage de ma sympathie, ce billet à Hébé, qui en est l'âme.

Francesco ALBANI, dit l’Albane (1578-1660)
Apollon poursuivant Daphné, c.1615-1620.
Huile sur cuivre, Paris, Musée du Louvre.
En dormant cette nuit, je songeai que ma dame,
Ainsi comme j'allais me promener aux champs,
Était en une prée où sa voix et ses chants
Donnaient aux champs voisins une oreille et une âme,
Quand j'aperçus son oeil qui réchauffa ma flamme
Et embrasa de feu mon corps et tous mes sens;
Soudain je la priai avec humbles accents
D'apaiser la douleur qui me perce et m'entame.
Elle s'enfuit alors, et je la poursuivis.
Mais, fuyant, en un arbre échanger je la vis.
Apollon, qui survint à chose si étrange,
Me dit à haute voix : " C'est moi, Phébus, qui veux,
Afin d'en couronner ton front et tes cheveux,
Que Lucrèce en laurier comme Daphné se change."
Jean GODARD (1564-1630),
La Lucresse, ou les secondes Amours (1594).
Musique : Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759) :
Apollo e Dafne, cantata e due con stromenti, HWV 122 (c.1708/09?),
texte de Benedetto Pamphili : Aria « Mie piante correte » (Apollon).
Thomas HAMPSON, Apollon.
[Cette aria représente l'instant où Apollon tente de saisir Daphné et où elle lui échappe en se métamorphosant en laurier.]
GP Telemann, Ino – GF Haendel, Apollo e Dafne. Roberta ALEXANDER, Thomas HAMPSON, Concentus Musicus Wien – Nikolaus HARNONCOURT, direction. P&C 1990 Teldec 2292-44633-2.

Francesco ALBANI, dit l’Albane (1578-1660)
Apollon poursuivant Daphné, c.1615-1620.
Huile sur cuivre, Paris, Musée du Louvre.
En dormant cette nuit, je songeai que ma dame,
Ainsi comme j'allais me promener aux champs,
Était en une prée où sa voix et ses chants
Donnaient aux champs voisins une oreille et une âme,
Quand j'aperçus son oeil qui réchauffa ma flamme
Et embrasa de feu mon corps et tous mes sens;
Soudain je la priai avec humbles accents
D'apaiser la douleur qui me perce et m'entame.
Elle s'enfuit alors, et je la poursuivis.
Mais, fuyant, en un arbre échanger je la vis.
Apollon, qui survint à chose si étrange,
Me dit à haute voix : " C'est moi, Phébus, qui veux,
Afin d'en couronner ton front et tes cheveux,
Que Lucrèce en laurier comme Daphné se change."
Jean GODARD (1564-1630),
La Lucresse, ou les secondes Amours (1594).
Musique : Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759) :
Apollo e Dafne, cantata e due con stromenti, HWV 122 (c.1708/09?),
texte de Benedetto Pamphili : Aria « Mie piante correte » (Apollon).
Thomas HAMPSON, Apollon.
[Cette aria représente l'instant où Apollon tente de saisir Daphné et où elle lui échappe en se métamorphosant en laurier.]
GP Telemann, Ino – GF Haendel, Apollo e Dafne. Roberta ALEXANDER, Thomas HAMPSON, Concentus Musicus Wien – Nikolaus HARNONCOURT, direction. P&C 1990 Teldec 2292-44633-2.



