jardinbaroque

Allons...

Trois semaines de silence. Le temps de faire le point sur une simple question : faut-il poursuivre plus avant l’aventure Jardinbaroque ? Une pause nécessaire pour dépasser une sensation d’embourbement, une panne d’envie, un lourd sentiment de point mort.
Je dédie cette timide reprise à toutes celles et tous ceux qui, ici ou ailleurs, m’ont encouragé à ne pas abandonner. Merci.
Jardin.

David RYCKAERT Le Jeune (1612-1661),
Homme endormi (c.1649). Huile sur panneau,
Amsterdam, Amstelkring Museum.




Quoy ! mon ame, dors-tu engourdie en ta masse ?
La trompette a sonné, serre bagage et va
Le chemin déserté […].

C’est un chemin facheux, borné de peu d’espace,
Tracé de peu de gens, que la ronce pava,
Où le chardon poignant ses testes esleva ;
Pren courage pourtant, et ne quitte la place.

N’appose point la main à la mansine, apres
Pour ficher ta charüe au milieu des guerets,
Retournant coup sur coup en arriere ta vüe :

Il ne faut commencer, ou du tout s’emploier,
Il ne faut point mener, puis laisser la charüe ;
Qui laisse son mestier, n’est digne du loier.

Pierre de RONSARD (1524-1585),
Derniers vers
(publication posthume, 1586).

  
Extrait musical :

Marin MARAIS (1656-1728), Alcyone,
Tragédie lyrique en 5 actes et un prologue (1706).
Acte IV, scène 3 : Symphonie du Sommeil.

Les Musiciens du Louvre – Marc MINKOWSKI, direction. 3CD Erato 2292-45522-2.

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