Dimanche 10 Juin 2007
Une prière
Par jardinbaroque, Dimanche 10 Juin 2007 à 21:15 GMT+2 dans Correspondances

Carl SPITZWEG (1808-1885),
La lecture du bréviaire, c.1845-1850.
Huile sur bois, Paris, Musée du Louvre.
Immer enger,
leise, leise
Ziehen sich die
Lebenskreise,
Schwindet hin,
was prahlt und prunkt,
Schwindet Hoffen,
Hassen, Lieben,
Und ist nichts in
Sicht gebleiben
Als der letzte
dunkle Punkt.
Theodor FONTANE
(1819-1898)
Ausgang (Gedichte, publication 1898).
Musique :
Franz SCHUBERT
(1797-1828),
Litanei auf das Fest aller Seelen, Lied D.343 (1816).
Texte de Johann Georg JACOBI (1740-1814).
Dietrich FISCHER-DIESKAU,
baryton. Gerald MOORE, piano.
Extrait de :
Lieder. 1CD EMI 0724357475426
[Traduction du poème :
La fin :
Les cercles de la vie, doucement, doucement,
Se tracent toujours plus étroitement.
Tout s'en va qui hier pavanait, paradait,
S'en vont l'espoir, la haine et l'amour,
Et il n'est rien resté en vue
Qu'un dernier point obscur.
Traduction de Jean-Pierre Lefebvre, légèrement revue.
Texte et traduction du texte chanté :
Ruh'n in Frieden
alle Seelen,
Die vollbracht
ein banges Quälen,
Die vollendet
süßen Traum,
Lebensatt,
geboren kaum,
Aus der Welt
hinüberschieden:
Alle Seelen ruhn
in Frieden!
Liebvoller
Mädchen Seelen
Deren Tränen
nicht zu zählen,
Die ein falscher
Freund verließ,
Und die blinde
Welt verstieß;
Alle, die von
hinnen schieden,
Alle Seelen ruhn
in Frieden!
Und die nie der
Sonne lachten,
Unterm Mond auf
Dornen wachten,
Gott, im reinen
Himmelslicht,
Einst zu sehn von
Angesicht:
Alle, die von
hinnen schieden,
Alle Seelen ruhn
in Frieden!
Reposez en paix, pauvres âmes
Qui avez accompli votre vie de douleur,
Qui avez achevé le doux rêve,
Lasses de vivre, à peine nées,
Vous qui du monde avez été ravies
Reposez en paix, pauvres âmes !
Âmes de tendres jeunes filles
Qui avez tant et tant pleuré,
Qu'un amant fourbe a délaissées
Et que le monde a repoussées,
Vous qui avez quitté ce monde,
Reposez en paix, pauvres âmes !
Et vous qui au soleil n'avez jamais souri,
Sous la lune veillant, sur vos couches d'épines,
Pour voir, dans la lumière éclatante des cieux,
Un jour le visage de Dieu :
Vous qui avez quitté ce monde,
Reposez en paix, pauvres âmes !
Traduction de Michel Chasteau.]




