jardinbaroque

En secret

Henri-Pierre, voici le premier fruit des quelques jours passés à Charmes. Merci encore.


Joshua REYNOLDS (1723-1792),
Mrs Richard Bennett Lloyd, 1775-76.
Huile sur toile, collection particulière.

At the mid hour of night, when stars are weeping, I fly
To the lone vale we loved, when life shone warm in thine eye;
And I think oft, if spirits can steal from the regions of air
To revisit past scenes of delight, thou wilt come to me there,
And tell me our love is remembered even in the sky.

Then I sing the wild song it once was rapture to hear,
When our voices commingling breathed like one on the ear;
And as Echo far off through the vale my sad orison rolls,
I think, O my love! 'tis thy voice from the Kingdom of Souls
Faintly answering still the notes that once were so dear.

Thomas MOORE (1779-1852), Irish melodies
(écrites à partir de 1796, publiées à partir de 1807).


Musique :

Joseph HAYDN (1732-1809),
She never told her love, chanson pour voix soliste et clavier
en la bémol majeur, Hob. XXVIa :34 (publiée en 1795) -
Largo assai e con espressione.

Texte de William SHAKESPEARE (1564-1616)
La Nuit des Rois, acte II, scène 4 (c.1600-01).

Anne Sofie von OTTER, mezzo-soprano. Melvyn TAN, pianoforte.

 
Extrait de :
Chansons de Mozart et Haydn (+ Haydn : Cantate Arianna a Naxos). 1 CD Archiv Produktion 447 106-2.

 
[Traduction du poème :

Quand vient le minuit, quand pleurent les étoiles, je fuis
Au val que nous aimions, quand dans ton œil brillait la vie ;
Et je crois que si les esprits peuvent, glissant des airs,
Revoir les lieux de joies passées, tu vas m'y retrouver,
Et m'annoncer qu'au ciel notre amour n'est point oublié.

Et je chante la chanson folle qui nous ravissait,
Quand nos voix mêlées ne semblaient qu'un seul souffle ;
Quand par le val Écho roule au loin ma triste oraison,
Je crois, ô mon amour, que ta voix, du séjour des âmes,
Faiblement, répond encore aux notes jadis si chères.

Traduction de G. Gâcon.

Texte et traduction du texte chanté :

She never told her love,
But let concealment, like a worm in the bud,
Feed on her damask cheek;
She sat, like patience on a monument,
Smiling at grief.

Jamais elle n'avoua son amour,
elle en laissa le secret,
comme le ver dans le bourgeon,
ronger les roses de ses joues ;
elle s'inclina, comme la Résignation sur une tombe,
souriant à la douleur.

Traduction de François-Victor Hugo.]

15 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 | Page suivante