Cher fantôme
Je dédie cette valse empreinte de mélancolie à ma mère et aux nostalgies qui ombrent parfois son regard.
Edgar DEGAS (1834-1917),
Dans un café (L'absinthe),
1875.
Huile sur toile, Paris, Musée
d'Orsay.
Ô vous mes nuits, ô noires
attendues
Ô pays fier, ô secrets obstinés
Ô longs regards, ô foudroyantes
nues
Ô vol permis outre les cieux
fermés.
Ô grand désir, ô surprise épandue
Ô beau parcours de l'esprit
enchanté
Ô pire mal, ô grâce descendue
Ô porte ouverte où nul n'avait
passé
Je ne sais pas pourquoi je meurs
et noie
Avant d'entrer à l'éternel séjour.
Je ne sais pas de qui je suis la
proie.
Je ne sais pas de qui je suis l'amour.
Catherine POZZI (1882-1934)
NYX (Poèmes,
publication posthume, 1935).
Musique :
Francis POULENC
(1899-1963) :
Les chemins de l'amour,
valse chantée (1940).
Texte de Jean ANOUILH
(1910-1987),
extrait de la pièce de théâtre Léocadia
(1940).
Véronique GENS, soprano. Roger VIGNOLES, piano.
Extrait de :
Nuit d'étoiles, mélodies
françaises. 1CD Virgin 7243 545360 21.
[Texte chanté :
Les chemins qui vont à la mer
ont gardé de notre passage
des fleurs effeuillées et l'écho
sous leurs arbres
de nos deux rires clairs.
Hélas des jours de bonheur
radieuses joies envolées
je vais sans retrouver traces en
mon cœur.
Chemins de mon amour
je vous cherche toujours
chemins perdus vous n'êtes plus
et vos échos sont sourds
chemins du désespoir
chemins du souvenir
chemins du premier jour
divins chemins d'amour.
Si je dois l'oublier un jour
la vie effaçant toute chose
je veux dans mon cœur qu'un
souvenir
repose plus fort que l'autre
amour.
Le souvenir du chemin
Où tremblante et toute éperdue
Un jour j'ai senti sur moi brûler
tes mains.
Chemins de mon amour, etc.]
Par jardinbaroque, Samedi 9 Juin 2007 à 21:34 GMT+2 dans Correspondances (article, RSS)
!



